Pour ceux de mes compatriotes que la politique hexagonale n'intéresse pas, il me faut leur rappeler que l'ex-«Fille aînée de l'Eglise» est partie prenante de notre conflit moyen-oriental ou plutôt de la recherche de sa résolution.
Les dirigeants français sont donc, pour nous Libanais, aussi importants, sinon plus, que les quelques polichiciens qui se crêpent le chignon la plupart du temps et s'offrent, le temps d'un drame national, une façade d'unité.
On se souvient durement des années Mitterrand et de l'abandon de tout appui financier, politique et culturel. On a apprécié le retour du grand Jacques.
Cette semaine, en France deux événements se sont succédés, pas assez repris dans nos medias.
La prestation médiocre du président français dans l'émission de Jean-Pierre Pernaut avec une simili-immersion dans le public. Nerveux, sur la défensive, il a taclé Laurence Ferrari, comme d'habitude mal à l'aise avec les medias.
D'un autre coté, l'extraordinaire bon sens d'un juge relaxant Dominique de Villepin. Histoire de remettre le clocher au milieu du village et sonner la fin de la pensée unique de droite.
Des débats en perspective et la présidentielle en ligne de mire.
Par contre, sous nos cieux libanais, nous en sommes à espérer un malheur régulièrement pour pouvoir voir nos polichiciens se rencontrer et se parler sans s'étriper.
A se lire, A se voir,
Jean K
La Nation Libanaise